Un médicament actif peut avoir des effets secondaire. Si !

Comment expliquer au grand public que les médicaments sont actifs, mais pas sans deux contraintes :

  • un médicament n’est pas efficace chez 100 % des patients (70% selon un source que j’ai perdue)
  • un médicament a des effets secondaires

Depuis le Vioxx, la presse se plait à insister sur les effets secondaires des médicaments.

Chez les patients de plus de 60 ans, les antalgiques anti-inflamatoires non-stéroidiens (NSAID) augmentent significativement le risque d’attaque cardiaque :

– Indocin : risque d’hospitalisation x 3

– Naproxen : risque d’hospitalisation x 2

– Ibuprofen : risque d’hospitalisation x 1,43 Sources : Articles dans WebMD et dans PubMed (encore une autre étude : 138 essais cliniques et 140 000 patients)

Les Biphosphonates utilisés notamment contre l’ostéoporose (5 milliards de dollar) peuvent provoquer une pathologie de la machoire. Source : Article dans le New York Times

L’utilisation de l’aspirine et de l’ibuprofene réduisent l’effet contraceptif du stérilet Source : mon médecin (à ce propos, dans le film “Ce que pensent les femmes”, pour quel prétexte prennent-elles de l’Advil ?)

Ce sujet est régulièrement discuté sur le forum/blog très intéressant Avenir de la Santé mis en place par GSK, dans le cadre du débat citoyen tenu en 2005 : “Le médicament face au risque”. Je conseille la lecture régulière de ce site. En particulier, voici un extrait du dernier billet :

Médicaments, la nouvelle évaluation du risque Vioxx, Staltor, Deroxat, Distilbène, Prozac : ces affaires retentissantes ont révélé un intérêt et des inquiétudes de la société toute entière à propos des médicaments et des risques – réels ou supposés – qu’ils feraient courir aux patients. Mais si le débat touche aujourd’hui le grand public, il n’est pas pour autant récent. Il tient à la nature même du médicament. Le médicament est un principe actif : ses effets sur un même individu peuvent varier en fonction d’un certain nombre de facteurs, d’où le risque d’effets secondaires, bénins ou plus graves. [..] Parallèlement, le « principe de précaution », qui a maintenant une valeur constitutionnelle avec la Charte de l’environnement, impose la prudence devant le risque d’un dommage grave. Et pose la question de savoir comment intégrer cette prudence dans le processus de recherche sans freiner l’innovation. [..] L’industrie pharmaceutique, qui entend bien ces exigences de la société, va devoir continuer à innover tout en intégrant les nouvelles demandes dans ses pratiques quotidiennes. Alors, comment peut-elle et comment doit-elle évoluer ?

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